CLÉMENT CHALM : « IL Y A UNE NOUVELLE ÉNERGIE QUI SE DÉVELOPPE À TOULON »

Etudiant à Toulouse le jour, DJ à Toulon la nuit, d’où il est originaire : voilà comment on pourrait définir Clément Chalm. Programmé au TLN festival – qui aura lieu le 19 août – ce jeune artiste déploie une panoplie de sonorités allant de la techno ambient au dark disco en passant par la deep. On a discuté avec lui de son parcours mais aussi de la mutation électronique qui s’opère actuellement à Toulon. 

Peux-tu nous parler de ton parcours ? 

J’ai commencé y a 4-5 ans dans ma chambre sur le logiciel Traktor. Puis un jour, je suis sorti de ma chambre et j’ai fais ma première soirée avec le TLN. Les dates sur Toulon se sont ensuite multipliées notamment au Barathym. Et là, je suis de retour au TLN pour jouer en b2b avec Optimist. Ça commence à bouger, c’est bien.

Qu’est ce qui t’a poussé à te lancer dans la musique électronique ?

Depuis que je suis petit, j’écoute beaucoup de musiques électroniques. J’ai bien sûr évolué depuis. La radio Active et l’émission d’ElectrobE2Chambre – qui organise le TLN – m’ont d’ailleurs bien éduqué sur la house et la minimale. Et après, à force de sortir, notamment à l’Arbre à Bulles, j’ai commencé à découvrir des djs d’ici, surtout des Marseillais. Au vu de l’ambiance et du plaisir que je prenais là-dedans, je me suis lancé. Aujourd’hui j’essaye de découvrir le plus de morceaux possible.

© Cecilia Poggio
© Sophie Scheifele

Comment définirais-tu ton style ?

J’ai plusieurs itinéraires esthétiques dans ma musique. J’ai commencé avec la techno, et je varie aujourd’hui avec la dark disco, la minimale, la deep techno ou la dub techno. J’écoute aussi beaucoup de techno mentale, industrielle, hypnotique. C’est plus difficile comme style à amener en soirée mais ça prend autant de place dans ma musique.

Quels artistes écoutes-tu en ce moment ?

Cressida, Basic Channel, Robert Hood, Electronic Data Processing, la team Modelisme, Amorph, Compass, HMC…

Comment fais-tu tes mixes ?

Je suis de la génération ordinateur, donc forcément j’ai beaucoup bossé sur Traktor. Ensuite, je me suis acheté des contrôleurs pour sortir du mixage de Traktor. Puis, j’en ai eu marre des problèmes informatiques que ce genre de logiciel peut engendrer et j’ai décidé d’investir dans des platines vinyles. Je me considère encore comme débutant d’un point de vue technique mais j’apprends, et ça va de mieux en mieux ! Je fais le calage à l’oreille et le mixage à la main.

Qu’est ce que tu attends de cette édition du TLN ?

J’espère créer une certaine complicité avec Optimist avec qui je fais un b2b. Je l’écoute depuis quelques années mais j’ai jamais joué avec lui. Je l’apprécie beaucoup. Je trouve qu’il une patte musicale très intéressante et inspirante. Ça me fait donc très plaisir de faire ça et j’espère apprendre de lui. Après, en ce qui concerne le festival en lui même, je suis très content de découvrir les deux têtes d’affiches, Nova Materia et Gilb’R. Je m’occupe bénévolement de l’accueil des artistes pour le festival depuis quelques années ce qui me permet de créer un certain lien avec eux.

Quelle est ta relation avec le TLN ?

C’est un festival que j’affectionne tout particulièrement et que j’espère voir évoluer notamment grâce à toutes ses nouvelles énergies qui arrivent sur Toulon. Je tiens d’ailleurs à remercier Stéphane du TLN pour la confiance qu’il me donne.

Quel est ton regard sur la ville en ce qui concerne la musique électronique ?

Je fais actuellement mes études à Toulouse donc je vois ça un peu de loin mais en tout cas je peux dire qu’il y a une nouvelle énergie qui se développe dans le monde de la nuit notamment avec le Barathym, le TLN et la Rue des Arts. Le problème c’est qu’il y a un manque flagrant de lieux dans la ville pour ceux qui aiment ce genre de son. Tout ferme tôt en plus. Ce n’est pas une ville étudiante donc c’est plus difficile pour nous de se faire une place. Mais malgré tout, il y a de plus en plus de DJs et de personnes qui s’intéressent à la musique électronique à Toulon.

C’est quoi qui freine ?

Je sais pas trop. Mais déjà quand on essaye de faire des soirées c’est compliqué. Par exemple, il y a un immeuble où l’on fait de temps à autres des soirées privées et où les voisins menacent d’appeler les flics direct. Après ça c’est comme partout. Mais ici j’ai l’impression qu’on est vite catégorisé quand on écoute de la musique électronique.

En tant que DJ toulonnais, comment tu perçois Marseille ?

Marseille ça bouge beaucoup plus qu’ici. Il va y avoir plusieurs soirées électroniques dans le même week-end alors qu’ici non. On va du coup souvent là-bas mais je remarque que l’inverse, le fait que les Marseillais aillent à Toulon, est plus rare. Après le problème pour nous quand on sort de soirée à Marseille c’est qu’on se retrouve à la rue sans savoir quoi faire.

C’est quoi tes projets actuellement ? 

Continuer la musique électronique et créer ou intégrer un collectif qui me corresponde.

Plus d’informations sur le TNL Festival sur leur page Facebook.

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