INTERVIEW: ENOLA

Enola est le projet du Dj français Mathieu Monnin, découvert lorsqu’il faisait partie du collectif Noirdegout par Initial Cuts, Mathieu – dorénavant en solo – nous distille un son personnel, une techno mélodieuse aux teintes 90s transcendées des valeurs d’aujourd’hui. Rencontre avec celui qui est décrit par Âme comme « une nouvelle vague envoutante » et qui nous fera le plaisir d’être aux platines du One Again club vendredi 6 juin aux côté de David Durango et Dawad à l’occasion de l’IRM Music Therapy.

La Nuit Magazine : Peux tu nous présenter ton projet Enola?

Enola : C’était un projet en germe dès les premières sorties de Noirdegout, une envie qui s’est faite de plus en plus pressante au moment de signer les deux maxis « Late night cities » et « A frog on the beach « sur Initial Cuts ( ses deux Eps étant rétrospectivement les véritables premières sorties d’Enola).

La collab au sein de Noirdegout ne fonctionnait pas musicalement, je crois que dès cette époque le cœur n’y était plus ; alors quand nous avons splité officiellement c’est tout naturellement que j ai continué l’aventure en solo pour mon premier album « Alone » suivi de maxis et remixes pour Correspondant, Kitsuné, DiFu, EMI, IRM…

Enola pour moi c’est tout ce que je ne pouvais faire avant : explorer des genres différents, tenter des choses sans m’imposer les limites d’une quelconque conception réductrice de la techno. Bref faire de la musique en toute liberté que ce soit en tant que producteur , live act ou Dj!

L.N.M. : Tu te produis en dj set ou en live, qu’utilises-tu comme machine ou set up dans ton live?

: Un MacBook Pro avec Ableton live blindé de vst et de fx en tous genres, un APC 40 + un evolution UC-33 comme contrôleurs. Un clavier peut venir s’ajouter à tout ca selon l’humeur. Mon set up privilégie le numerique pour son aspect pratique, mobile et les possibilités infinies qu’il propose.

L.N.M. : Tu as collaboré avec de grands noms tels que Rodriguez Jr. D’autres collaborations sont-elles à venir?

: Tu sais j ai eu la chance de bosser avec des mecs comme Olivier (Rodriguez jr) ou Scan X parce que ce sont avant tout pour moi des artistes fantastiques, ultra intéressants; qu’ils soient des « grands noms » n’est jamais rentré en ligne de compte.

De la même manière j’ai remixé et/ou été remixé par Pierre Lx, David Shaw, Dawad, David Durango, Qlons, etc… Pour moi ces collaborations ont toutes été d’une grande importance et j’espère que tous ces types extrêmement talentueux seront aussi un jour reconnus comme de « grands noms ».

Pour les prochaines collaborations nous verrons bien, j aimerais beaucoup continuer a travailler avec Will Caulfield (avec qui nous avons réalisé SlowMotion sur Correspondant) par exemple.

On me propose plus de choses dans ce sens que moi je n’en recherche, étant quelque peu individualiste et « Control freak » je l’avoue.. Mais quand un beau projet se présente je fonce donc…

L.N.M. : Quel est ton meilleur souvenir de Dj set?

E : Tu connais déjà la réponse : c est quasi impossible de classer de manière hiérarchique les super moments de mix que tu peux vivre… Je pourrai te parler de « grosses » dates comme celles au Rex Club ou aux Nuits Sonores qui ont évidemment étaient marquantes pour moi, mais la taille de la salle ou l’importance historique d’un lieu n’ayant finalement que peu a voir avec la fragile alchimie qui se crée autour d une soirée réussie …

Récemment la dernière IRM party au Batofar avec David Durango était mortelle alors je me dis que la plus belle sera peut être la prochaine ce vendredi avec la même équipe au OneAgain a Marseille non?

L.N.M. : Évidemment maintenant on souhaite connaître le pire!

: Sans nul doute une date ou j’avais eu « l’excellente » idée de modifier un peu mon set up avant de mixer… et tout a déconné niveau ordi avec plusieurs plantages et coupures son. Le cauchemar absolu du Dj et une très très grosse envie de disparaître sous terre !

Moralité : quand un set up fonctionne on n y touche pas !

D’ailleurs Quentin S. si tu nous lis, je n oublie pas que je t’en dois une où tu veux quand tu veux

L.N.M. : Comment décrirais-tu ton attache au label IRM?

: Je suis quelqu’un d’extrêmement sentimental, ce qui dans le milieu du business musical n’est pas l’option la plus judicieuse je le sais bien mais bon c’est comme ca: j’ai toujours eu du mal a travailler avec des gens que je n’appréciais pas humainement.

Ma relation avec IRM c’est donc avant tout la rencontre de deux mecs adorables Joff et Dawad, qui ont du nez (Traumer a fait ses armes chez eux) et qui managent sans œillère un des labels les plus intéressants du moment. On s’entend bien tout simplement et ce malgré deux trois choses chez eux un peu étranges (la passion de Dawad pour Phil Collins ou bien la collection de shorts en jeans Agassi de Joff par exemple)

L.N.M. : Quels sont tes projets à venir?

: La grosse priorité : Arriver à terminer la composition de mon deuxième album et finaliser mon nouveau live act pour cet automne. Au boulot!!

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