DANS LA GUEULE DU CIRQUE : LA MENAGERIE DU CIRQUE BOUGLIONE

Depuis le 1er novembre 2016, le cirque d’Hiver Bouglione a pris ses quartiers à la plage du Prado. Jusqu’au 20 novembre, vous pourrez assister à des spectacles de hautes voltiges, avec trapézistes, acrobates à l’intérieur de grandes roues (semblables à celle de ton hamster), et superbes danseuses. Mais pas que.
A l’affiche du spectacle, nous trouvons également des animaux. Aujourd’hui, ce sont eux qui nous intéressent. Comment sont-il traités ? Les associations pour la protection et la libération animale voient-elles juste dans leurs propos alarmants sur les conditions de vies des animaux au sein des cirques ? Rencontre en fanfare avec Joël Rehde, chargé des relations publiques du cirque Bouglione, pas marseillais mais roi de la tchatche, et entretien avec Valérie Raybaud, membre et co-fondatrice de l’association Alarm qui milite pour la libération animale.

Premier pas sur le plancher, l’ambiance est donnée : confettis, orchestre, jongleurs et danseuses nous accueillent gaiement à l’entrée du cirque Bouglione. Joël Rehde, vêtu de son costume et de sa queue de pie nous reçoit à son tour. Son téléphone sonne : musique de cirque. Ok le gars vit son taff jusqu’au bout du fil. Pas étonnant de la part d’un homme né dans un cirque. Mais surprise, Joël n’y a pas passé toute sa vie. Il a rejoint l’aventure Bouglione seulement depuis le mois de février 2016. Cet amoureux de fanfares et d’animaux a un parcours professionnel assez varié : chercheur acousticien dans une manufacture, directeur France de plusieurs marques de design danoise pendant 12 ans, et puis BADAM, entrée dans l’aventure Bouglione ! Bref tu vois le personnage.

Après une rapide présentation des lieux, sous la cacophonie des trompettistes, nous nous dirigeons dans l’antre des animaux, principaux protagonistes du spectacle. Il faut dire qu’ils sont très attendus sur scène. Les enfants parlent de tigres, de chevaux, de chats, de chiens, d’oiseaux, de loups. Ok ils vont trop loin, mais sont déterminés à les voir entrer en piste.

Dans les coulisses du cirque Bouglione - © Mariam Saint-Denis
Dans les coulisses du cirque Bouglione – © Mariam Saint-Denis
De gros chats domestiqués ?

Les animaux sont donc regroupés derrière le grand chapiteau du cirque, face à la plage du Prado.

Verdure, camions rouges et caravanes recouvrent cet espace, où nous commençons par découvrir les tigres. C’est sous une délicieuse odeur d’excréments et sous un froid glacial que nous nous approchons de la cage des fauves. Six tigres du Bengale, dont un blanc. L’accueil est un poil moins chaleureux, l’un d’entre eux rugit (sursaut), les autres dorment ou sillonnent leur cage. Premier constat : pourquoi un tigre fait-il sans cesse des allers-retours dans sa cage ? L’image d’un profond mal-être ?

Joël nous commente cette scène en évoquant le stress de l’animal avant son entrée en scène : “Tout comme les êtres humains, les animaux sont également angoissés avant leur entrée”. A l’inverse, quand nous décrivons par téléphone la scène à Valérie Raybaud, celle-ci nous affirme que ces allers-retours reflètent un trouble du comportement chez les fauves. Pour cette militante, les animaux au sein d’un cirque ne sont autres que des prisonniers. Problème : un animal né en captivité ne peut être relâché. Il pourrait rapidement devenir victime de la nature face à de véritables animaux sauvages. Joël nous rappel tout de même une chose importante : “Les tigres du cirque Bouglione ont été élevés au biberon et vivent avec des humains depuis plus de trois générations”.

Au loin, un homme parle allemand aux gros chats. Allemand parce qu’il est allemand, mais également car c’est la langue principalement utilisée pour parler aux tigres. Les sons sont plus percutants pour leur ouïe. Cet homme de cage, oui c’est un statut au cirque, s’occupe de l’entretien des fauves, les nourrit et nettoie leur cage. Il s’approche de nous. La communication s’avère difficile, l’anglais et le français sont deux langues méconnues pour lui. Nous arrivons tout de même à échanger quelques mots, quelques rires avec lui, tout en se disant que notre conversation aurait été bien plus constructive après quelques pastis. Grâce à ses mimiques, il nous fait comprendre qu’il aime ses animaux. “I LOVE I LOVE” dit-il. Pas nous hein, les tigres !

Dans les coulisses du cirque Bouglione - © Mariam Saint-Denis
Dans les coulisses du cirque Bouglione – © Mariam Saint-Denis
Fragrance cirque, tu connais ?

Non loin de là, des sabots tambourinent le sol. La famille Donnert vient tout juste de terminer son spectacle : acrobaties et voltiges sur le dos de Jumper, Dollar et Monti, de magnifiques chevaux dotées d’une robe blanche. Instantanément nous nous tournons vers Emilia Donnert, femme de l’un des fils Donnert. “Mon dieu mais les chevaux doivent avoir mal si on leur saute dessus !” La jeune femme, tirée à quatre épingles, nous garantit l’inverse “Non non non, ils ne sentent rien”. Pour atteindre de telles performances, il leur faut en moyenne deux à trois mois de dressage. Un an pour les plus caractériels car les dresseurs prennent le temps qu’il faut et s’adaptent à l’animal, sans pour autant user de méthodes violentes.

Ces belles montures rejoignent leur chapiteau. Nous nous incrustons à l’intérieur, toujours accompagnés de la belle Emilia. Cette délicate odeur ressentie plus tôt chez les fauves s’immerge de nouveau dans nos narines : fragrance cirque tu connais ? Revenons à nos étalons. Tous alignés dans leur enclos, les chevaux sont calmes et se laissent caresser. Chaque jour, ils prennent un bol d’air frais ou tournent dans leur manège si le temps n’est pas au rendez-vous. Nous sortons. (avouons-le, un peu à cause de l’odeur).

Les derniers artistes sortant de scène fument leur clope pour décompresser. Une danseuse court en vitesse, perchée sur ses talons, en direction de l’entrée des artistes. Curiosité oblige, nous la suivons.

Pénombre absolue. Nous distinguons tout de même quelques artistes qui s’échauffent et d’autres chevaux prêts à entrer sur scène. Enfin presque. L’un d’entre eux décide de ne pas faire son entrée. Son dresseur le caresse, lui tapote le derrière, et lui glisse une petite gourmandise sous les narines. Il n’en faut pas plus pour enclencher les sabots de Monsieur Têtu. Joël intervient “Amour et gourmandise, voilà comment on dresse un animal”. Ce tableau en deviendrait presque romantique.

Visite terminée : ni blessure, ni mauvais traitement sur les animaux à signaler.

“Donner un coup de balais à un éléphant c’est comme vous toucher avec une plume, il ne sent rien„

Les cirques sont régulièrement soumis à des inspections, afin de vérifier si toutes les normes liées à la détention et à l’exhibition des animaux sont respectées. Des vétérinaires sont également assignés pour contrôler l’état de santé mentale et physique des animaux. Si l’un des points énoncés n’est pas respecté, le cirque est interdit de représentations.

Pourtant le cirque Bouglione a connu au début de l’année 2016 une polémique à propos d’une éléphante mal traitée : le pachyderme Van Mana. Rappel des faits : Animalsace, association de défense des animaux, a diffusé une vidéo montrant l’éléphante victime de coups par son dresseur sur le net. Lorsque nous évoquons ce fait à Joël, ce dernier relativise : “Donner un coup de balais à éléphant c’est comme vous toucher avec une plume, il ne sent rien. Néanmoins, le contrat avec le dresseur de l’éléphante n’a pas été renouvelé”.

Il dénonce tout de même le mauvais traitement des animaux dans les cirques aux faibles moyens, mais également certains pays comme la Thaïlande où les éléphants se font, par ses dires, “massacrer”.

Dans les coulisses du cirque Bouglione - © Mariam Saint-Denis
Dans les coulisses du cirque Bouglione – © Mariam Saint-Denis
Militants vs Cirque

Régulièrement des manifestations sont organisées devant les cirques pour dénoncer les conséquences de la présence d’animaux au sein des spectacles. Valérie Raybaud, qui dénonce toutes formes d’exploitation animale, affirme que le dressage ne peut se faire dans l’amour et la douceur, mais uniquement sous forme de violence : “Les animaux ne sont pas heureux à contrario de ce que peuvent dire les circassiens. Il y a un réel problème de captivité, ils sortent de leur cage uniquement pour être dressés et aller en piste. Tout le reste du temps ils restent enfermés”.

Le dialogue, entre militants et circassiens, est complètement rompu. C’est le cirque et c’est le cas de le dire. Joël rêve d’un JT pour pouvoir débattre avec l’un d’entre eux, à l’inverse, Valérie ne pense pas que la rencontre puisse se faire : ”Ils vont sortir des mensonges éhontés”. En effet, Joël peut nous confirmer qu’aucun militant ne l’a jamais contacté pour pouvoir visiter une ménagerie ou bien discuter sur le sujet.

Il est certains que voir des animaux en cage laisse ressentir une certaine peine à leur égard. Mais les libérer reviendrait à les condamner. Comment équilibrer cette balance lourdement chargée d’accusations, souvent appuyées par la diffusion de vidéos mais pas toujours constaté au sein des cirques.

Bien qu’ayant eu une visite de presse, commentée en bon et dû forme par un chargé de communication aka Joël, nous n’avons constaté aucun mauvais traitement ni blessure sur les animaux du cirque Bouglione, qui se veut avoir les moyens de bien entretenir ses animaux. Mais est-ce le cas pour tous les cirques ?

Le cirque d’Hiver Bouglione a souhaité obtenir un droit de réponse sur ce sujet. À retrouver sous les photos. 

TOUTES LES PHOTOS DE NOTRE VISITE © MARIAM SAINT-DENIS

Droit de réponse du cirque d’Hiver Bouglione

Déjà un grand merci à la journaliste Aurélie Martinod pour cet article à la fois sérieux, réalisé dans un esprit d’ouverture, et avec quelques pointes d’humour que j’apprécie beaucoup.

Néanmoins certaines phrases demandent à être éclaircies ! D’où la nécessité de ce droit de réponse.

Premièrement c’est vrai, comme le narre Aurélie, que pendant plus de 30 ans j’ai été chercheur acousticien, à un niveau international. J’avais pour clients l’Opéra Garnier, la Scala, le Metropolitan Opera à NY, beaucoup de studios d’enregistrement réputés et encore plus de musiciens, chefs d’orchestre, chanteurs de grand renom. Donc lorsque j’ai lu : « sous la cacophonie des trompettistes »… mon coeur de mélomane a eu mal. La « cacophonie » !! Comment peut on utiliser un tel substantif, si inapproprié, pour décrire le son d’un Orchestre dans lequel chaque musicien se situe dans la liste des meilleurs musiciens français actuels. Ils ont pu accompagner aussi bien Johnny que Mylène Farmer, Tal ou Magma, des Orchestres Symphoniques ou de grands orchestres internationaux. Alors que l’on aime ou que l’on n’aime pas le son d’un tel Orchestre, que l’on trouve que c’est trop fort ou je ne sais quoi d’autre, chacun ses goûts, là n’est pas le problème. Mais que l’on écrive « cacophonie » comme si c’était un vulgaire brouhaha de sons discordants, je suis désolé mais çà, je ne peux pas le laisser passer. Cet Orchestre est exceptionnel, point final.

Le deuxième point à éclaircir, c’est : « sous une délicieuse odeur d’excréments ». Cette phrase, écrite sans méchanceté et avec humour, peut laisser entendre que les fauves macèrent dans leurs déjections. Aurélie aurait du m’en parler lors du reportage, elle aurait du me dire : « Qu’est ce que ça pue ici ! » Et alors j’aurais pu lui expliquer ceci : ce n’est pas l’odeur fétide des excréments que vous sentez, car les enclos sont nettoyés régulièrement et l’abondante couche de sciure est là pour justement absorber les odeurs. C’est l’effluve caractéristique de l’urine des fauves, et ce, malgré une très grande propreté des enclos. Si nous avions eu des éléphants, il y aurait eu également une autre odeur, idem pour des chameaux ou des dromadaires, idem pour les chevaux. Ce sont des odeurs qui font partie de la Nature, même si elles ne sont pas très agréables, il faut le reconnaitre. N’oublions pas non plus que chaque être vivant, humain ou animal, a son odeur caractéristique naturelle, appréciée ou non, même chez les plantes.

Le troisième point, je n’ai pas dit que les tigres étaient « angoissés avant leur entrée » ! J’ai dit que les tigres étaient stressés, comme des artistes avant d’entrer en piste. Ils sentent que le spectacle approche et que ça va bientôt être à eux. Il ne faut pas oublier que les animaux ont certains sens beaucoup plus développés que les nôtres, donc le stress existe aussi pour eux, y compris dans la Nature où même l’angoisse existe quand ils se battent à mort où quand ils sont pourchassés par des prédateurs. Quant aux fameux « allers-retours », si vous restez une journée complète devant leurs enclos ou leur galerie extérieure, vous constaterez que tous les fauves, quels qu’ils soient, restent tranquillement allongés ou assoupis la plupart du temps, quand ils se sentent bien et en confiance. Pourquoi ? Tout simplement parce que dans la Nature, ils dorment en moyenne de 12 à 18 heures par jour. Et ils font exactement comme cela dans leur vie d’artiste malgré qu’ils ne soient plus « sauvages » puisqu’élevés par l’homme, comme des chiots ou des chatons, depuis plus de 10 générations. Et en poussant plus loin le commentaire, même dans la Nature, ils font toujours les mêmes circuits, que ce soit des fauves, des ours, des équidés. Nous pourrions aller encore plus loin dans les explications puisque je m’occupe des animaux depuis plus de 45 ans et que je suis en liaison personnelle avec des protecteurs internationaux de la Nature et de la Biodiversité, hommes et femmes d’exception, mais là n’est plus le sujet.

Quatrième point : Bravo ! Voilà enfin une journaliste qui ose dire ce qu’elle a vu : « ni blessure, ni mauvais traitement sur les animaux à signaler ». Car dans tous les cirques de qualité, avec des dresseurs de qualité, il n’y a ni blessure, ni mauvais traitement envers leurs animaux. Et c’est vrai ! Depuis plus de 55 ans, tous les dresseurs que j’ai connus, vus, appréciés, ont toujours eu des rapports de proximité et d’affection avec leurs animaux. Ils leur ont appris des exercices correspondant à leurs mouvements naturels, avec du charisme, une infinie patience, de l’amour et beaucoup de gourmandises ! Il est vrai, comme dans tous les domaines, qu’il y a de médiocres personnes, des abrutis qui frappent, maltraitent, humilient les animaux. Rarement en France depuis des décennies. Souvent en Chine ou dans les Pays de l’Est d’où proviennent la quasi totalité des vidéos de maltraitance animale. Mais dans ces pays, les hommes n’y sont guère mieux traités. Il ne faut pas tout mélanger et il faut savoir reconnaitre quand c’est bien ou quand c’est mal, avec honnêteté, ce qu’à fait Aurélie.

Cinquième point : quand je parle des éléphants « massacrés » en Thaïlande pour leur apprendre à obéir, cela n’a aucun rapport avec le cirque. Ce sont des méthodes brutales, voire cruelles, pour arriver -comme ils le disent là-bas- à « faire sortir le caractère de l’éléphant ». C’est presque une religion, une philosophie. Et ces éléphants deviennent alors comme des zombies, des machines vivantes sans âme, servant à la distraction des touristes insensibles, ou au travail de la déforestation, ou aux défilés et parades. Je suis totalement opposé à ces pratiques barbares qui n’ont aucun lien avec l’éducation animale dans les cirques de qualité.

Sixième point au sujet de la personne qui ne mérite même pas que je cite son nom. Je connais bien son association liée au mouvement négatif et sectaire vegan. Elle ne connait strictement rien concernant les animaux, à part ce qu’elle a lu ou vu sur le web. Toute ma vie j’ai été ouvert au dialogue, constructif, édifiant, honnête, dans beaucoup de domaines. Mais toujours avec quelqu’un d’intelligent en face de moi. Même si nous n’étions pas d’accord, il y avait toujours des points de connexion, car nul n’est tout blanc ou tout noir, cela n’existe pas. Il y a du bon et du mauvais, partout. Par contre l’âge et l’expérience m’ont appris à ne plus perdre mon temps avec les idiot(e)s, tout en tendant la main à celles et ceux qui souhaitent parler avec intégrité. Ce n’est pas le cas de cette personne qui se referme d’elle-même. Je n’ouvrirai donc aucun dialogue ici. Je tiens juste à signaler qu’à chaque fois que je l’ai fait, soit pour des magazines, soit avec des journalistes, soit avec des directeurs d’association de défense des animaux, j’ai toujours convaincu l’auditoire et cassé les arguments mensongers, en apportant des preuves scientifiques et éprouvées sur le terrain. Il y a ceux qui braillent sans chercher à savoir, pour se mettre en avant en se donnant l’impression de « bonne conscience », et il y a ceux qui savent et qui font par expérience. Les uns brassent de l’air, les autres s’appliquent pour avancer et construire. A chacun son choix.

Septième et dernier point pour répondre à l’ultime question de l’article. Malheureusement c’est vrai, dans certains cirques, faute de moyens, les animaux se retrouvent sur des parkings, dans des cages à l’ancienne, dans des conditions misérables. Là, il y a beaucoup de choses à faire. Mais dans les grands cirques de qualité tel Bouglione, il y a les moyens d’investir pour un confort et un bien-être maximal des animaux tous nés auprès de l’homme. Par exemple, les éléphants actuellement au Cirque d’Hiver Bouglione de Paris ont un parc de plusieurs hectares où ils sont en totale liberté, avant et après leur numéro. Les fauves ont d’immenses aires avec piscine, jeux, troncs pour faire leurs griffes, etc. Et pour offrir un tel confort animalier, il faut effectivement les moyens. On peut rêver qu’un jour tous ces animaux, dits « sauvages » alors qu’ils ne le sont plus car nés et élevés auprès des hommes, bénéficient d’un tel bien-être. Je réitère mes remerciements à Aurélie Martinod pour son article et je me tiens à sa disposition pour toutes autres explications qui lui seraient utiles pour sa propre gouverne. Bravo également à Mariam Saint-Denis pour ses belles photos des coulisses. Précision : les petites photos encadrées, en noir et blanc, avec des animaux, datent de plus de 70 ans en arrière. Elles sont la preuve que le bien-être des animaux existait déjà à l’époque, au Cirque Bouglione.

Marseille, le 16 Novembre 2016

Joël REHDE

Une Réponse à “DANS LA GUEULE DU CIRQUE : LA MENAGERIE DU CIRQUE BOUGLIONE”

  1. La maltraitance et l’injustice étaient malheureusement bien présentes lors de votre visite.
    Votre article décrit ce que vous avez vu et entendu, et apparemment aucun animal n’a reçu de coup ce jour-là, fort bien.
    Mais songez que leur vie entière n’est faite que de cages et de chaînes. Priver un animal sauvage de sa liberté et de son environnement, le dominer et le dresser pour en faire une bête de foire, le garder captif, le transporter en camion et l’exhiber toute sa vie durant, du moins tant qu’il reste apte à le faire, tout cela dans un but commercial où, comme toujours, seuls nos intérêts comptent et jamais ceux des animaux, là est la maltraitance, là est l’injustice.
    Et parler de 3, ou même 12 générations de tigres ne changent rien à l’affaire: c’est le fruit initial d’un acte cruel et égoïste que l’on perpétue.
    Aucun animal ne consentirait à vivre cette vie si on lui laissait le choix, aucun n’accepterait s’il pouvait parler.

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