HIP-HOP SOCIETY : L’ÉVÉNEMENT HIP-HOP DE L’ANNÉE

Grand absent de MP2013, le hip-hop se taille une place de choix dans la programmation de MP2018 avec l’événement Hip-Hop Society. Depuis le 23 février et jusqu’au 5 mai, rendez-vous à Marseille, Martigues, Aubagne et Berre pour mettre à l’honneur cette grande communauté autour d’un même axe, celui de la transmission. 

Du 23 février au 5 mai, Radio Grenouille et l’A.M.I s’associent pour proposer dans le cadre de MP2018 Hip-Hop Society, un parcours au cœur de la culture hip-hop au travers de quatre festivals de la Métropole : le Festival PLUHF à Martigues (dont tu peux retrouver les photos ici), le Festival des Cultures Urbaines à Berre l’Étang, le Festival Impulsion à Aubagne et le Village Hip-Hop à Marseille. « Au moment de l’appel à projet de MP2018, on s’est rapproché de l’A.M.I pour produire quelque chose autour du hip-hop, qui était le grand absent de MP2013. On a regardé qui étaient les acteurs de cette culture sur le territoire métropolitain, on s’est rapprochés d’eux et on a vu ce qu’on pouvait faire ensemble », explique Jérôme Matéo, le directeur de Radio Grenouille. Résultats ? Pendant plus de deux mois, des dizaines d’événements s’offrent à toi dans les quatre villes susmentionnées, et à Marseille tu pourras notamment profiter d’une émission de radio spéciale ancienne génération sur les ondes de Grenouille, d’une battle de breakdance à la salle Tino Rossi, d’une block party au Panier, d’une ballade urbaine et musicale à Belsunce et Noailles, d’une soirée Welcome To The Trap au Baby, d’un championnat des arts urbains à l’Upercut, d’une masterclass en compagnie de The Crush, DJ Vadim et Monk.e ou d’une ginguette à Felix Pyat. Et pour clôturer les festivités en beauté, rendez-vous le 2 mai au Moulin avec Swift Guad et Take A Mic, le 3 mai à l’Espace Julien avec JP Manova, Teme Tan et La Chica et à La Dame Noir pour l’after avec DJ Oil, le 5 mai à la Friche pour une dernière block party et au Cabaret Aléatoire pour le concert final en compagnie de 3ème Oeil, Grems, The Crush, DJ Vadim, Monk.e, KT Gorique et DJ Soon.

Pour Imhotep, connu pour être « l’architecte musical » du groupe IAM, Hip-Hop Society est « une excellente initiative. A Marseille, les institutions culturelles ne mettent pas assez le hip-hop en avant – même si y a eu quelques efforts. Cette communauté mérite qu’on s’y attarde car elle est très riche et elle est vectrice de lien social« , constate celui qui a animé une masterclass à la Friche les 12 et 13 avril. Un argument qui ressort également chez Jérôme Matéo :

« La couleur générale de l’événement c’est la transmission, notamment via des ateliers et des rencontres avec des artistes confirmés. Ce partage des connaissances et des expériences permet de créer un dialogue intergénérationnel. Par exemple, j’ai fais découvrir IAM, NTM et Assassin à mon fils, qui lui-même m’a fait écouter Bigflo et Oli et Damso. En fait, le hip-hop ça touche tout le monde, qu’importe l’âge, le sexe, le lieu d’habitation ou le milieu social. Et montrer ce qu’il se faisait avant, ça permet de comprendre d’où ça vient et de remonter le temps jusqu’au début du jazz, du funk voire du blues. 

Toujours dans cette idée de transmission, l’équipe de Hip-Hop Society a souhaité programmer des jeunes artistes émergents. « La nouvelle scène hip-hop à Marseille est très diversifiée. Si on veut la découvrir, il faut aller sur internet ou dans des petites salles de concerts. C’est là où on fait les découvertes les plus intéressantes. Il y a des artistes capables de s’approprier le rap d’hier pour faire quelque chose de plus moderne. Après, il faut réussir à rester en phase avec son époque sans trahir ses choix artistiques. Avec, IAM par exemple, on est resté fidèle à un style de rap même s’il a énormément évolué en 30 ans. On a certaines convictions qui font qu’on peut pas subitement faire n’importe quoi et rapper du jour au lendemain sur de l’électro-pop. On est resté orthodoxe », ponctue Imhothep. Pour Jérôme Matéo, il est important de transmettre certains valeurs, notamment à la lecture de certains textes qui font l’apogée de la violence ou qui sont carrément misogynes. « Nous, dans nos ateliers on fait en sorte d’en discuter pour comprendre d’où vient cette colère, sans pour autant censurer. C’est important d’ouvrir le dialogue là-dessus, surtout aux jeunes générations », souligne-t-il. Ne t’étonnes pas donc de croiser des minots durant Hip-Hop Society, et plutôt que les fuir, essaye de parler avec eux. Qui sait, peut être que tu arriveras à les convaincre d’écouter la FF plutôt que PNL ?

Crédit photos : Edouard Hartigan

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