INSTRUMENTARIUM, QUAND PERCUSSIONS RENCONTRENT MUSIQUE ÉLECTRONIQUE

Si tu es un fervent festivalier, tu as peut être déjà croisé Instrumentarium et son impressionnante installation lors d’une de tes pérégrinations au Sziget, au Fusion ou à Marsatac. Composé de trois percussionnistes, de deux architectes, et d’un DJ, le projet mélange percussions et musiques électroniques dans une structure d’acier à géométrie variable. À l’occasion de la sortie de leur premier EP et de leur Release Party au Cabaret Aléatoire le 19 avril, on a rencontré Rémi Bosh, le directeur artistique, pour qu’il nous en dise plus sur ces lives pas comme les autres. 

La Nuit Magazine : Instrumentarium c’est quoi ?

Rémi Bosh : Instrumentarium c’est un projet du collectif Arbuste qui est entre le groupe, l’installation et le spectacle vivant. À la base, quand on a commencé il y a 4-5 ans, c’était exclusivement conçu pour le live. Sa particularité se fait d’une part au niveau de la fabrication de la musique en elle-même – trois percussionnistes font de la musique sur des éléments non-musicaux, essentiellement de la récupération, et un DJ s’occupe des machines – et elle se fait d’autre part sur le live puisque le projet se joue à géométrie variable. On est sur une base échafaudage et sur cette base-là on choisit ensuite de faire un show à 360°, étagé ou réduit comme à Marsatac 2015 où on était dans une cage. Sur une même musique et un même concept, on a des restitutions complètements différentes.

Peux-tu me parler de l’EP qui va sortir le 19 avril chez Transfuges ?

à la base, comme je te disais, Instrumentarium c’était vraiment un projet de spectacle. On imaginait pas vraiment que ça puisse être retranscrit pour une écoute à la maison. Le projet s’est développé par un concours de circonstances, à travers les installations qu’on a pu faire dans les festivals notamment au Sziget, au Fusion, à Marsatac ou lors de MP2013. Au final, on s’est rendu compte que notre son pouvait être intéressant à défendre même en dehors du live. Pour cela, il a fallu retranscrire l’énergie et la puissance de nos shows pour une écoute à la maison sans que cela soit désagréable, ce qui n’a pas été forcément évident.

 Comment avez-vous procédé ? 

En travaillant de plus en plus sur les sons, on a affiné les instruments et la manière d’y jouer. La musique n’était plus un simple prétexte à faire un spectacle mais une identité à part entière. Il nous a fallu pas mal de temps pour expérimenter tous ces sons-là ainsi que pas mal de matériel. La démarche de l’EP n’est pas pareille qu’en live. Ici, on a plus travaillé sur le sound design que sur l’énergie brute.

Pourquoi faire de la récup ? 

Aujourd’hui, c’est devenu une composante importante de notre musique. On a déjà essayé de basculer sur des instruments traditionnels et ça ne fonctionne pas. Il y a de la richesse dans tous les sons, et c’est ce qu’on essaye de prouver. Il y a aussi cette idée-là de faire de la musique avec presque rien, ce qui n’empêche pas le fait qu’il se passe énormément de choses. C’est également une manière de se différencier au niveau identité sonore qui n’est pas négligeable. Mais ce qui nous intéresse ici, c’est l’alliance de la musique la plus ancestrale qui soit, la percussion sans instrument, à la musique dans son expression la plus contemporaine qui est la musique électronique.

Comment on fait pour mélanger ces deux musiques totalement différentes ?

Ce qui lie ces deux musiques c’est le rythme. Et à partir de ça, on peut aller très loin. On développe d’ailleurs beaucoup cette idée de polyrythmie, chose qu’on trouve à la fois dans les percussions et dans l’électro. Ce sont deux manières de voir la musique qui peuvent se correspondre mais qui ne sont pas les mêmes, c’est ça qui est intéressant.

Peux-tu me parler sur de vos installations ?

De manière globale, on essaye de mettre le public dans une situation inhabituelle, et de casser le rapport traditionnel artiste/scène. Dans nos shows, il y a toujours une dimension de rituel, au niveau des esthétiques, notamment avec les percussions qui rappellent les grands rassemblements collectifs. Nous, on essaye de retraduire tout ça en mettant le public au centre de nos installations.

Qu’avez-vous prévu pour la Release Party au Cabaret Aléatoire le 19 avril avec French 79 et NotSeriousBIGS ?

On va essayer de proposer une sorte de club post-apocalyptique. Vu qu’on est sur beaucoup d’éléments rouillés, sur beaucoup de récup, on a cette imagerie-là qui nous est venue en tête. Au niveau de l’installation, il y aura une structure en acier où seront enfermés les musiciens et devant laquelle se succéderont les artistes invités. On sera dans quelque chose d’impressionnant, de massif et de limite inquiétant. Ce sera la première fois qu’on propose ce format club, qui s’appelle d’ailleurs CLUBUS, destiné aux salles de concert, et qu’on retrouvera tout au long de notre prochaine tournée. Après, le but n’est pas de faire deux fois la même chose donc l’installation variera à chaque fois, en fonction des lieux.

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A l’occasion de la sortie de l’EP d’Instrumentarium, gagne une place (2×1) pour la Release Party au Cabaret Aléatoire le 19 avril avec Instrumentarium, French 79 et NotSeriousBIGS :

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Un tirage au sort aura lieu mercredi 18 avril, et les résultats seront communiqués par MP ou mail aux gagnants.

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