INTERVIEW: DELUXE « ON AIMERAIT BIEN REJOUER DANS LA RUE »

À l’occasion de la sortie de leur nouvel album « Stachelight » le 22 janvier dernier, les aixois nous ont donné une interview très à la cool. Demain, vendredi 5 février à 18h l’événement est sur Cave Carli Radio, tout le groupe proposera un showcase exclusif depuis la cave radiophonique. Branchez-vous sur www.cavecarliradio.com !

La Nuit Magazine: Vous avez commencé dans les rues d’Aix-en-Provence et puis petit à petit vous avez monté les échelons. Ça vous fait quoi d’être ce que vous êtes aujourd’hui ?

Deluxe: Nous sommes très fiers d’avoir autant de publics qui nous suit. D’avoir fait ce chemin, c’est énorme et inespéré. Sachant que l’on vient de la rue, nous sommes fiers et reconnaissants.

La Nuit Magazine: Est-ce que le côté groupe de potes où on galère un peu pour jouer dans la rue vous manque parfois ? 

Deluxe: Carrément, on se disait récemment qu’on aimerait bien rejouer dans la rue à Aix ou Marseille. On est en train de réfléchir à ça.

La Nuit Magazine: Qu’est ce que ça vous a rapporté à jouer dans la rue ? C’est la scène la plus compliquée. 

Deluxe: On était carrément livré à nous-mêmes, les gens ne viennent pas facilement. Il fallait les interpeller sans être lourd et les intéresser, tout en faisant la musique qu’on voulait. C’est la bonne école pour apprendre la scène. On a eu beaucoup de chances de passer par là.

La Nuit Magazine: Comment vous avez conçu cet album ? Il est beaucoup plus folk non ? 

Deluxe: Contrairement à l’autre album et aux anciens EP, celui-là est plus live en fait. On s’est retrouvé dans un studio et on a joué tous les instruments ensemble. On a fait beaucoup de post-production derrière mais le but de cet album était de retrouver l’énergie et le groove qu’on a sur scène.

La Nuit Magazine: On peut parler des featuring présents sur l’album. Vous en avez fait avec M, Nneka et IAM. Comment vous avez eu ces idées-là ?

Deluxe: Quand on a fini l’album. On n’était pas parti pour avoir des feats. C’est juste un souhait. Lorsqu’on a fait la tournée, l’été dernier, on a eu la chance de rencontrer ces personnes-là. On était fan de ces mecs et on a vachement accroché avec eux. On a tenté le tout pour le tout. On a envoyé deux trois musiques à chacun et ils ont répondu présents. Ils nous ont rappelé en disant qu’ils étaient chauds.

La Nuit Magazine: Je vais m’adresser à Lili Boy. Tu es la seule femme du groupe. Comment ça se passe avec tous ces garcons ? 

Deluxe \ Lili Boy: Et bien je les ai tous sucé, au moins une fois ! Non, on s’entend tous très bien. Ils font plein de blagues macho mais au fond ce sont des hommes sensibles et ils sont en accord avec leur féminité.

La Nuit Magazine: Pourquoi vous appelez-vous Deluxe ? 

Deluxe: Parce qu’on est fan de barbecue et quand on était jeunes, il y avait des barbecues Deluxe. On a décidé de s’appeler comme ça.

La Nuit Magazine: Pourquoi la moustache ? 

Deluxe: C’est un porte-bonheur et on ne se sépare pas de son porte-bonheur. (Rires)

La Nuit Magazine: C’est quoi la suite pour Deluxe ? 

Deluxe: On fait le Dock des Suds le 30 avril et on est très fier de jouer là-bas. On fait aussi le Zenith de Paris le 22 octobre après une grosse tournée qui commence au printemps. Et après on va se retirer pendant au moins 10 ou 15 ans parce qu’on a décidé d’entreprendre un voyage initiatique ou on aimerait appendre à parler le dauphin et la baleine à Bouc bel Air. On a vu sur internet un mec qui donnait des cours pour apprendre le dauphin et la baleine. Ce sera très long parce qu’on a pour projet de construire nous-mêmes la route qui mène jusqu’au bassin. C’est un gros projet, c’est possible ensuite de revenir avec des dauphins sur scène.

Propos receuillis par Antoine Semerdjian

EXTRAITS PHOTOS DE L’ENREGISTREMENT DU SHOWCASE DELUXE À ÉCOUTER VENDREDI 5 FÉVRIER À 18H SUR C.C.R

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