INTERVIEW / PODCAST: JIBIS

Dj lyonnais, Jibis mélange les genres entre house et techno depuis la fin des années 2000. Il se présente pour La Nuit Magazine et vous propose de découvrir son univers avec notre 25ème podcast.

La Nuit Magazine: Peux-te présenter ?

Jibis: J’ai 24ans et vis à Lyon. J’ai toujours baigné dans un monde festif puisque mon père avait une discothèque dans les années 80-90′. La musique n’était pas une évidence quand j’étais petit, je m’y suis réellement intéressé vers l’âge de 15 ans et j’ai commencé à mixer à 16 ans dans un petit club près de chez mes parents, en campagne. J’ai pu apprendre les bases du DJing avant de m’engager dans une voie plus artistique vers 18 – 19ans.

La Nuit Magazine: Ton parcours, ton évolution ?

Jibis: Mes premières « vraies » dates ont débuté vers 2009-2010, à l’époque j’ai pu découvrir la vie nocturne parisienne qui m’a apporté beaucoup d’expérience. Pour la musique, j’ai vraiment eu une révélation en allant à Ibiza pour la première fois. L’énergie, l’état d’esprit, cela correspondait vraiment avec ce que je ne trouvais pas en France. D’autant que la scène plus « underground » était vraiment pauvre à ce moment là chez nous. Maintenant cela fait 4 ans que je vis à Lyon, une ville qui s’est vraiment réveillée et où la scène électronique y est désormais bien installée. Depuis l’année dernière j’ai rejoint l’association « Tapage Nocturne » avec qui nous organisons de nombreux évènements. D’un point de vu financier c’est un métier assez aléatoire et c’est encore difficile de vivre de sa passion. C’est en progrès alors je croise les doigts pour la suite !

La Nuit Magazine: Sous quel style te définies-tu ?

Jibis: Je trouve que c’est de plus en plus difficile d’annoncer précisément un style. Aujourd’hui tout se mélange un peu. Pour me définir je dirais House – Techno au sens large, avec probablement une dominante en Tech-House. J’aime me promener dans un set tout en gardant une ligne de conduite, une forme de cohérence. En général quand je commence un mix, je pars vraiment avec une idée précise de l’atmosphère que je cherche à véhiculer. Un peu comme un challenge, trouver le juste milieu entre ce qu’attend le public et ce que je veux partager. Varier les plaisirs à chaque date. C’est aussi pour ça que l’on me retrouve sur des plateaux plutôt House, et parfois plutôt Techno. Je veille toujours à garder ma touche bien sûr.

La Nuit Magazine: Tes influences ?

Jibis: Pour les influences, j’en ai beaucoup en musique électronique, ce serait trop long… (rires) Je suis très passionné et globalement j’écoute beaucoup de choses, du rock psyché à la musique classique. J’apprécie énormément le travail des compositeurs travaillant sur des musiques de films. Des types comme Vangelis ou Ennio Morricone me fascinent.

La Nuit Magazine: Adepte du vinyle ?

Jibis: Bien sûr c’est un bel objet mais je ne mixe pas avec pour deux raisons, c’est envahissant et couteux, mais j’apprécie ce support. Les anciens dj’s savent très bien s’en servir, la technique de mix est différente, les transitions sont souvent plus longues, plus soignées. Il ne faut pas essayer de mixer sur Vinyle comme l’on mixe avec Traktor par exemple, l’approche est vraiment différente. Le format CD est le compromis que j’affectionne bien.

La Nuit Magazine: Un avis sur l’évolution dans la façon de jouer ?

Jibis: C’est sûr qu’aujourd’hui la musique est très accessible et tout le monde est plus ou moins DJ. La techno est désormais très demandée chez les jeunes et il y’a un effet de mode lié à ça. C’est bien car les évènements sont plus nombreux et mieux remplis, mais il faut veiller à garder l’état d’esprit d’origine de ce mouvement et ces valeurs que sont le partage, la tolérance, l’ouverture aux autres…

La Nuit Magazine: As-tu un souvenir plus fort et comment tu définies une bonne soirée ?

Jibis: Vraiment c’est difficile d’en choisir un, en plus chacun est très différent. Bizarrement ce ne sont pas les dates les plus « attendues » qui m’ont laissé le plus grand souvenir. En revanche j’adore les petits lieux avec un bon système son. Mixer avec les gens et pour les gens, au milieu d’eux, c’est ce qu’il y’a de mieux. Et il faut toujours des évènements improbables pour venir pimenter une soirée !

La Nuit Magazine: Une dernier mot, un regret ?

Jibis: Peut être le manque de patience du jeune public. 3 minutes sans kick et c’est le drame.

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Propos recueillis par Enzo Wattinne 

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