KOKOKO!: « IL Y A UNE NOUVELLE SCÈNE AFRICAINE TRÈS CRÉATIVE QUI ARRIVE »

KOKOKO ! est un collectif d’artiste et de musiciens, véritable ovni, ils proposent une musique sous le signe du do it yourself. Ce club des 5 est le nouveau groupe phare de la République Démocratique du Congo. Ils débarquent demain (10 juin) à Marseille chez VV dans le cadre de l’Édition Festival. On a pu discuter le bout de gras avec Débruit, le producteur français qui s’est lié au projet en 2016.

Comment le groupe KOKOKO ! est né ?

J’ai effectué un voyage à Kinshasa l’année dernière en juillet. J’étais venue dans une optique d’observation. J’ai vu que pas mal de jeunes artistes organisaient des soirées, des blocks parties. J’ai alors proposé mes idées, des morceaux et les connections se sont faites avec ces artistes congolais. Sur les visuels, nous sommes 5 dans le groupe mais il y a beaucoup plus de personnes dans le collectif.

En parlant de visuels, vous avez sorti plusieurs teaser de vos musiques. Est-ce qu’on peut savoir quand vos morceaux vont sortir ?

Nous voulons sortir deux morceaux le 23 juin prochain. Les teasers ont été réalisé par La Belle Kinoise qui est en train de réaliser un documentaire sur la scène locale congolaise et toute l’énergie de ces jeunes artistes qui arrivent à créer des instruments avec strictement rien. L’esprit du film sera le même que celui du très célèbre documentaire sur le Staff Benda Bilili de 2010.

Comment appréhendez-vous votre passage au festival L’Edition à Marseille le 10 juin prochain ? C’est un bon moyen de se forger non ?

Nous avons déjà fait six concerts et il nous en reste trois autres. Chaque fois que l’on monte sur scène on essaye des choses et surement cette date à Marseille va nous servir pour les autres dates. Ce sera surtout notre première date dans le sud de la France, c’est pas facile pour les musiciens du Congo de venir à Marseille. Mais je pense que nous sommes bien rodés.

Dans tes anciennes productions, on constate que tu as beaucoup d’influences musicales venant de l’Afrique et du Moyen-Orient, comment définis-tu ta musique  ?

Je peux pas vraiment la définir, j’ai énormément d’influences extérieures dans ma musique venant d’époque différentes. J’ai beaucoup voyagé notamment à Istanbul et j’essaye de m’inspirer des différentes musiques psychédéliques de ses pays.

Est-ce que lors de ton voyage en Afrique tu as assisté à un essor de la musique électronique africaine ?

Les choses sont en train de bouger en Afrique, il y a une nouvelle scène africaine très créative qui arrive avec de nouvelles idées et surtout ils ont une forte envie d’apprendre. Ils n’ont pas de matériel, il y a donc tout à faire. Le Congo, le Mali, l’Angola avec l’influence du Portugal ont une richesse musicale forte. Ils ont la volonté d’inventer de nouvelles sonorités.

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