L’HOMME CHINOIS EST DE RETOUR

En attendant l’ouverture au public de la Friche Belle de Mai pour lancer le festival, Chinese Man, le trio hip-hop made in Marseille, s’est livré à nous avec humour. C’était le 24 novembre, avant qu’ils ne sèment le groove dans la Cartonnerie. Fidèle ambianceur de Marsatac, le collectif/groupe/label, formé par Zé Matéo, High Ku et Sly, nous a parlé de samples, d’Ardèche et d’identité (musicale pour une fois).

 

La Nuit Magazine : Qu’est-ce que vous pensez du retour aux sources hip-hop de cette 18e édition de Marsatac ?

Chinese Man : D’habitude on est plutôt musette mais avec Ghostface Killah et Flatbush Zombie ça devrait le faire. C’est la 12e édition pour nous et même quand on ne joue pas on est là. C’est toujours un plaisir.

Une de vos dernières productions a été la collaboration avec le rappeur sud-africain Tumi, pour l’EP 6 titres « The Journey ». Comment ça s’est passé ?

On n’avait jamais produit tout un projet avec un seul artiste. C’était génial. Tout est allé très vite. On a enregistré en une semaine. En gros, on lui envoyait des instrus et lui nous envoyait ses textes. Il est venu ensuite pour l’enregistrement à Marseille.

© Raoul Photography - Chinese Man en interview - Marsatac 2016
© Raoul Photography – Chinese Man en interview – Marsatac 2016

Ce qui a changé, c’est qu’on a vraiment cherché à sortir des schémas classiques genre refrain/couplet/refrain. Bien sûr, on est resté sur du hip-hop mais en essayant de sortir des clichés du hip-hop. On espère que ça se ressent dans les sons !

Ça fait partie de votre identité de souvent vous renouveler dans vos productions ?

Oui, parce c’est intéressant. Tester de nouvelles choses c’est aussi garder sa liberté de musiciens. Il ne faut pas avoir peur de perdre son public. On ne fait pas non plus des grands écarts de dingue, on garde quand même notre identité. On aime vraiment s’ouvrir à de nouvelles sonorités et à de nouvelles techniques mais la base, c’est toujours du hip-hop et des samples.

En revanche notre processus de production est assez long donc on met un peu de temps à s’imprégner des sons du moment. C’est un luxe. On reste quand même convaincus qu’il faut rester à l’écoute. La trap par exemple, ça reste intéressant qu’on aime ou pas.

Comment vous choisissez vos samples justement ?

On passe un temps fou à les écouter ! Dernièrement, un membre de la famille de notre cher Zé Mateo nous a donné accès à une collection de vinyles de ouf qu’il avait dans sa cave. Du coup, on a tout embarqué avec nous en Ardèche pour une grosse session découverte. Un jour, on va sûrement faire un son avec les samples les plus pourris qu’on a trouvé histoire de montrer ce par quoi il faut passer avant de produire une bonne musique !

On est aussi allés en Inde récemment. Mis à part la bonne nourriture, on voulait rencontrer des musiciens de là-bas qui jouaient du sitar, des percussions.

Quelles sont les actus du groupe en ce moment ? Et celles du label, Chinese Man Records ?

Taiwan MC, qui est sur Chinese Man Records vient de sortir son album solo « Cool and Deadly » donc n’hésitez pas. Pour nous, les affaires reprennent en novembre avec un nouveau single…

Sinon on marche beaucoup à la rencontre donc on ne recherche pas particulièrement de nouveaux groupes à soutenir. Et puis, en étant un label indépendant, on ne peut pas signer un max de trucs et c’est aussi ça notre identité : prendre notre temps pour découvrir et créer.

Un mot sur la scène musicale marseillaise ?

En vrai depuis qu’il y a Jul ça va non ?!

 

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