LUMIÈRE SUR BELIEVE IN MARSEILLE

Un post sur le groupe Facebook « Les Sentinelles » il y a une dizaine de jours (depuis effacé) qui met le feu aux poudres de la Provence, qui s’empare dans la foulée d’une affaire qui n’en est pas une en titrant « Believe in Marseille, c’est eux » comme pour pointer du doigts Dorian Taguelmint et Virgile Arlaud, les deux organisateurs qui selon le canard, « sont en train de se faire autant d’amis que d’ennemis ». C’est sûr que deux organisateurs de 23 ans qui se lancent dans une telle aventure, ça ne peut que faire jaser, Marseille n’a pas vraiment l’habitude d’un tel élan de motivation.
Nous avons interviewé Dorian, co-organisateur, et Nahim, directeur artistique du volet électronique de Believe pour apporter un peu plus de lumière sur ce mystérieux festival.

Believe In Marseille est donc porté par deux marseillais de 23 ans, dont l’un est le fils de Samia Ghali. Passé ça, circulez ya plus rien n’a voir. Les organisateurs l’affirment (et on l’a vérifié en épluchant les comptes-rendus des conseils municipaux) « on n’est pas subventionné, on a 0€ d’argent public, chose rare en France et à Marseille [pour un tel événement] ». Les deux organisateurs sont issus du parcours Cesemed de Kedge Business School (nouvelle identité du groupe Euromed Management), soit le parcours post-bac de l’école de commerce. C’est selon eux « cette formation qui nous a permis de faire le montage financier de ce festival » qui consiste en des « emprunts bancaires, et des investisseurs, des apporteurs de fonds ». Il l’affirme, « Virgile et moi (Dorian ndlr) prenons d’énormes risques pour monter ce festival et j’espère qu’on fera 5000 personnes par jour, et mon banquier aussi. » Réunir 500 000€ de budget à 23 ans, même en étant bien né, on peut quand même saluer la prouesse.

Quand on leur demande comment ils ont réussi à obtenir le J4, Dorian nous explique : « c’est dur d’obtenir le J4, il faut convaincre les autorités d’organiser une manifestation de cette ampleur. Le plus dur c’est de convaincre la mairie d’organiser une soirée électro en plein air à Marseille. (…) Ce qui nous a apporté de la crédibilité c’est qu’en fait même si nous, clairement, on n’avait aucune expérience, on s’est entouré des meilleurs ». Un chargé de sécurité et un directeur technique qui leur ont « monté un dossier béton » pour tout ce qui concerne le cahier des charges et les dispositifs de sécurité et de prévention. Il poursuit, « nous on s’est positionné comme des nouveaux acteurs dans le marché et la proposition qu’on a fait à la ville c’était du pain béni pour eux parce qu’on arrive avec un projet qui valorise Marseille en France et à l’international, avec des moyens de com qui sont quand même assez importants. »

Ce festival, Dorian et Virgile y pensent depuis septembre 2012, Dorian explique : « à la base on voulait le programmer pour 2013, mais nous n’avions pas toute l’expérience nécessaire pour bien avancer ». C’est leur vision de ce que devrait être Marseille que les deux organisateurs souhaitent retranscrire avec Believe In Marseille, Dorian précise : « on voulait un festival identitaire à Marseille, pour mettre en valeur la ville et sortir aussi du contexte de violence et de la mauvaise image que Marseille véhicule à l’étranger, (…) on a tout axé autour de Marseille (…) avec une connotation anglaise. On se positionne comme un festival international de part la programmation et le public qu’on espère toucher, pas sur une première édition mais par la suite ».

Si Nahim s’est occupé de la programmation du samedi soir, ce sont Dorian et Virgile qui ont programmé le vendredi, et s’ils se satisfont très bien de l’affiche qu’ils ont réussi à créer et surtout de la venue de MGMT – groupe qui commence sa tournée européenne par cette date à Marseille et qui n’était jamais descendu plus au sud que Lyon – on se mange le culot des organisateurs en pleine face quand, malgré son absence totale d’expérience, Dorian nous informe : « on a une très belle programmation mais c’est pas la programmation souhaitée au départ, nous on tapait sur quelque chose de beaucoup plus gros (…) on n’a pas réussi à le faire par manque de considération de la part des agences et des tourneurs qui ne nous connaissaient pas et qui avaient peur de nous faire confiance. »

On trouvera toujours quelque chose à y redire, mais en vérité Believe In Marseille c’est le défi fou de deux jeunes organisateurs, et une initiative qui fait du bien à Marseille, deuxième ville de France dont le paysage culturel est encore trop vide d’événements de cette envergure. S’ils sortent vivants de cette première édition, les suivantes pourraient apporter une concurrence saine avec l’unique gros festival local de musiques actuelles, Marsatac, qui pour sa part reçoit des subventions confortables de la part de la ville et du Conseil Général.

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L’expérience du festival se ressent sur le line-up du samedi soir, et on la doit à Nahim, directeur artistique du volet électronique. Membre des collectifs Phonons et Deepness Road, fervent activiste de la branche la plus pointue de la scène techno locale, nous lui avons posé quelques questions pour avoir sa vision du festival. 

LNM : Comment s’est créée la connexion avec Dorian et Virgile ?

Nahim : La connexion c’est faite par une rencontre organisée par mes amis et associés de chez DEEPNESS ROAD. En quelques minutes les choses se sont faites avec un bon feeling et surtout un projet intéressant dans sa conception et sa mise en œuvre.

LNM : Les deux organisateurs se lancent dans un pari d’une ambition assez incroyable en comparaison de leur âge et de leur expérience. Avec ton recul, que penses-tu de ce qu’ils accomplissent jusqu’à maintenant ?

Nahim : Ce sont des personnes jeunes et dynamiques, qui ont préparé ce projet ambitieux depuis assez longtemps et qui savent où ils vont. Rien n’a été laissé au hasard et ils ont su s’entourer, je pense, d’une équipe compétente et motivée. Au niveau de la partie qui nous concerne moi et mon équipe, tout s’est fait assez facilement et dans un rapport d’échange et de concertation permanente.

LNM : Comme on nous l’a expliqué, tu es chargé du samedi soir, on imagine que ça doit être un réel plaisir pour toi de te retrouver aux manettes d’un événement de cette envergure, sur quoi t’es tu basé pour concevoir ce line up ?

Nahim : C’est un immense honneur et plaisir de pouvoir proposer ce line up, ici à Marseille, en plein air et pour la fête de la musique. Au niveau de la programmation je me suis avant tout basé sur ma culture et j’ai imaginé un line up inédit allant de la house vers la techno. J’ai construit tout mon line up autour de Jeff Mills, qui est le 1er artiste que j’ai booké et le reste s’est fait assez naturellement et sonnait comme une évidence. Ce line up est aussi le reflet de mon envie de proposer une quasi parité entre Dj Set et Live Act au travers d’artistes qui ont, marquent et marqueront l’histoire de la musique électronique.

La direction du festival m’a donné totalement « carte blanche » sur cette programmation, ce qui m’a permis de bosser sur les bookings de manière sereine sans me dire « je booke un artiste que l’on m’impose et qui va casser la dynamique et la cohérence du plateau ».

LNM : Quelle conception de la musique électronique souhaites-tu défendre ?

Nahim : Celle que je défends depuis maintenant 15 ans, un son de qualité, pointu mais pas hermétique, pour un public aguerri ou ouvert à la découverte. Une musique qui a une « âme » et qui est vecteur d’émotion et non pas simplement toutes ces histoires de tendances, classements, de « musique jetable » et toutes ces conneries qui polluent la musique électronique depuis trop longtemps.

LNM : L’identité même du festival est porteuse d’espoir pour Marseille et il est vrai que la scène électronique suit ici (avec un certain délais) l’explosion qu’elle a connu dans toute la France en commençant par la capitale. Toi qui fait partie des activistes de la scène électronique locale, quelle vision en as-tu ?

Nahim : Je trouve que la France en général était en retrait depuis le début des années 2000 par rapport au reste de la scène européenne et mondiale. À part quelques exceptions, les artistes français n’avaient pas la côte, même dans leur propre ville, alors que pour moi nous sommes surement l’un des pays dont le vivier de talents au niveau djing et production est le plus important.

Au niveau de Marseille et la région, je pense que c’est la pauvreté des line up et le peu de lieux sympas dédiés à cette musique qui a freiné pendant tant d’années le développement de la ville vis-à-vis de cette culture. Marseille est une ville qui ne devrait rien avoir à envier à une ville telle que Barcelone, sauf que pendant très longtemps la nuit est restée très fermée avec très peu de soirées et surtout des line up qui n’étaient soit pas très alléchants, soit très peu variés si bien qu’on voyait revenir en boucle les 10 mêmes têtes d’affiche tout au long de l’année. Maintenant c’est différent, je sens une forme d’énergie positive autour de ce mouvement de la part des clubs, associations, promoteurs et du public qui est de plus en plus demandeur de nouveauté.

Les choses changent à tel point qu’on voit beaucoup plus de parisiens, lyonnais et étrangers qui viennent faire la fête ici alors que c’était beaucoup plus le phénomène inverse par le passé.

LNM : Au J4, nous ne sommes pas très loin du Vieux Port où se déroulent des événements de grande envergure mais où « l’électro » a la même odeur qu’une fausse sceptique, ce que tu proposes ici en plein centre-ville est beaucoup plus scientifique, penses-tu que Marseille soit prête pour ça ?

Nahim : Je pense que Marseille est prête et surtout mérite ce type d’évènements. Quand on voit ce qui se passe dans le reste de l’hexagone et en Europe tout au long de l’année, de part la qualité des évènements et des plateaux, on se dit qu’avec le potentiel de notre ville, ça devrait être aussi bien voire mieux.

LNM : On imagine bien qu’organiser un événement tel que celui-ci sur cet emplacement doit être bien plus délicat en dehors de la période de la fête de la musique à cause des nuisances sonores ; penses-tu que Believe In Marseille soit de taille à affronter cette fête ? On pense notamment au prix des billets et à la quantité d’événements gratuits le même soir.

Nahim : Je n’ai pas l’impression que le festival ait cherché à capitaliser sur la fête de la musique mais je trouve que la période de l’année est taillée sur mesure pour l’événement. Le plein air dans un lieu magique avec la chaleur, les journées les plus longues de l’année, un coucher de soleil qui sera je pense magnifique additionné à cette programmation de très grande qualité et aussi variée sur les 2 soirs, font du Believe quelque chose d’unique et à mon sens incontournable.

Ensuite au niveau du prix des billets, je pense qu’il est justifié par la programmation musicale, artistique, culinaire et tout se qui va être mis en œuvre pour le confort et le plaisir des festivaliers.

La fête de la musique reste et restera ce qu’elle est avec ou sans le Believe, je comprends tout à fait que des personnes préfèrent fonctionner comme d’habitude et profiter de la multitude d’évènements gratuits dans la ville. Tout ça se défend et pour moi, ça reste avant tout un choix personnel.

LNM : Si la scène principale est super alléchante, on aurait sans doute vu les choses différemment sur la scène locale, sur quoi s’est basé ce choix ? As-tu eu des directives ?

Nahim : Au niveau de la scène locale, nous avons décidé de procéder à une sélection par le biais d’un « contest dj ». La direction du festival voulait mettre en avant cette scène en découvrant si possible des talents « cachés ». Il y a eu des présélections suite à l’écoute de nombreuses démos, et un jugement final s’est déroulé au One Again après les prestations en conditions réelles de chaque artistes en compétition. Enfin, je n’ai encore une fois eu aucune directive ou contrainte de la part de la direction du festival.

LNM : Believe In Marseille correspond-il selon toi à la nouvelle image dont devrait s’emparer Marseille ?

Nahim : Believe in Marseille est une bonne chose pour le développement et l’image de notre ville, et est porteur d’espoir du fait qu’il implique un maximum et met en avant le local que ce soit au niveau des gens qui s’en occupent, des partenaires, de la cuisine, etc… Heureusement qu’il n’y a pas que le Believe, beaucoup d’autres festivals, lieux, promoteurs, etc. font du très bon travail ces dernières années et font que Marseille œuvre à mon sens dans la bonne direction.

LNM : On l’a vu, les organisateurs sont très jeunes, est-ce selon toi par la jeunesse que Marseille pourra réussir sa métamorphose ?

Nahim : Les jeunes sont très dynamiques et c’est vrai que cette énergie est intéressante mais elle n’est pas suffisante, comme je l’ai dis précédemment c’est un ensemble de choses et d’énergies qui font avancer les choses. Je dirais plutôt qu’il n’y a plus de fracture entre la nouvelle génération et les plus anciennes, du fait que les jeunes orga ainsi que le public ont maintenant une meilleure culture générale de la musique électronique.

Tout le monde bosse dans le même sens, sans à priori ni barrière, c’est ce qui fait selon moi que Marseille deviendra une place forte dans le paysage électronique européen et mondial.

LINEUP

24 Réponses à “LUMIÈRE SUR BELIEVE IN MARSEILLE”

    • ClementAdmin

      T’es énervé parce que t’as perdu le médiator de ta guitare sèche?
      On t’invite à aller consulter la réponse qu’on leur a adressé en commentaire de l’article sur leur site internet.

    • ClementAdmin

      Comme notre commentaire est en attente de modération, je te le copie/colle ici. Il devrait normalement être visible via ce lien:
      http://marseillefaismoirire.wordpress.com/2014/06/18/dont-believe-the-hype-they-are-from-marseille-just-forgive-them/

      Bonne lecture et n’hésite pas à réagir:

      « Pour l’année de la capitale de la culture, la ville proposait Patrick Sebastien lors d’un événement gratuit payé en partie avec de l’argent public. Ça c’est risible. Pour 2014, l’année de la déconfiture, tu t’attendais vraiment à un geste de la mairie ? Alors même qu’elle a annulé la plupart des fêtes populaires de quartier… Et si elle avait organisé un grand événement gratuit, on aurait encore eu droit à des guignols même pas marseillais. C’est pas nouveau que la ville ne sait pas exploiter ses talents.

      Pour un événement avec des artistes à la hauteur du rang la ville, il faut donc se tourner vers des sociétés privées, qui sont certes dans une logique mercantile qui paraît dérangeante d’un point de vue culturel mais qui sont les seules à être capable de présenter le budget nécessaire à l’organisation d’un tel événement. D’autre part, le prix des billets est élevé mais pas prohibitif en comparaison d’événements similaires, on peut même avancer qu’ils sont un peu moins chers sachant que l’événement n’a reçu aucune aide financière publique.

      On t’invite à consulter notre agenda, exactement les mêmes événements gratuits que l’année dernière se tiennent dans Marseille, et à peu de chose près exactement aux mêmes emplacements. La seule différence c’est qu’au lieu d’avoir ponctionné une partie de tes impôts pour inviter Patrick Sebastien sans ton accord, cette année tu as le choix de payer pour aller assister à Believe In Marseille ou pas; comme l’indique Nahim dans notre article, c’est un choix à faire. Dans un sens, cette fête de la musique est déjà plus réussie que celle de l’année dernière.

      Rien ne t’empêche de passer une soirée gratuite. Et rappelle-nous ce que la mairie avait organisé l’année dernière au J4 pour la fête de la musique ? Rien. Plutôt une bonne idée que quelqu’un exploite le lieu, non ?

      Je crois qu’il y a une confusion dans cet article entre ce que devrait proposer la ville, et l’initiative d’une société privée. C’est normal qu’une société privée face payer l’entrée de son spectacle. Et sans ce festival, quel événement imposant cette année pour la fête de la musique ? Une fête du panier non officielle ? Je crois que tu casse du sucre sur le dos des mauvaises personnes. C’est ton article qui est une blague. »

      • youpi

        Petite précision pendant que l’année dernière vous faisiez la promo d’évènements bidons genre yes we camp etc… moi je boycottais tous les évènements mp2013 alors venez pas me faire un historique de cette année merdique je peux vous en faire un bien plus précis, allé on lève les bras et on va au docks les canaillous, j’oubliais presque le fameux marcel festival le fest des pauvres 30naires (voire quarantenaires) qui regrettent de pas avoir 20 ans pour faire les hipsters du coup on dirait une bonne vieille soirée au new jersey. 2014 va être sympa

  1. Un gros tas de marbre sur du vomi

    Mise à part les questions de subventions et la programmation que, personnellement je déplore, je suis assez offusqué par cette citation (remplie de contre sens) :

    « on voulait un festival identitaire à Marseille, pour mettre en valeur la ville et sortir aussi du contexte de violence et de la mauvaise image que Marseille véhicule à l’étranger, (…) on a tout axé autour de Marseille (…) avec une connotation anglaise. On se positionne comme un festival international de part la programmation et le public qu’on espère toucher, pas sur une première édition mais par la suite ».

    Est ce que l’identité de Marseille ce trouve dans cette zone fade qu’est devenue la joliette?
    C’est à mon avis aux «  » »événement culturel non subventionné » » » de résister justement aux terrasses du vieux ports et à toute la transformation macabre qui s’opère la bas, pour le coup la « mauvaise image » de Marseille n’y est pas, mais qu’est ce qu’il y reste?

  2. ohputainoui

    dis donc vous avez misé sur les mauvais chevaux..non ? si on ajoute à ça cette bon vieille schlag’lopette de dimitri raffray ça commence à faire un peu gros, vous trouvez pas ? mais continuez surtout changez rien j’dois dire qu’on se marre bien ici

  3. ohputainoui

    Tain franchement votre envoyé spécial sur le terrain c’est l’autre épave ? ca craint merde en même temps si vous vous payez ce guignol ca m’étonne pas que vous ciriez les pompes de ce genre d’évènements bidons autant edouard il est sympa mais l’autre c’est un crétin finit c’est marqué sur sa gueule… bonne fête de la musique

  4. le duc

    Je ne suis pas allé à Believe, je ne suis pas d’Euromed ni le fils du Maire, et La Nuit Magazine n’est pas mon porno préféré, ça c’était pour poser les bases.

    Par où commencer ? Ah oui !! »c’est un crétin finit c’est marqué sur sa gueule »: je met +1 à celui qui sort de pareilles âneries, c’est une argumentation vraiment très forte, continue, après avoir ravi tes profs de lettres, tu me régale et ca alimente le débat.

    Les marseillais ont la critique facile et c’est bien connu, MP2013 en est le parfait exemple tout le monde s’en est donné à coeur-joie : l’ouverture gratuite n’était pas au gout de tout le monde, le concert qu’on veut subventionner ne te plait pas, tout comme celui qu’on veut te faire payer : déjà il y q un problème de satisfaction non ? Il me semble important de recadrer les choses et de vous expliquer que tout n’est pas rose dans la vie. Vous croyez que 2013 servait a mettre en valeur la culture ? NON, c’est ce genre d’événement qui sert à valoriser la ville, à créer une dynamique économique et donc (on l’espère) créer de l’emploi, un bassin économique etc, c’est ce qui nous tiens par les couilles à l’heure actuelle hélas. Parlons alors de la Joliette, on peut constater une revalorisation du J4, c’est joli, tout le pourtour du Mucem reste accessible (comme ça l’était déjà avant) et en plus c’est un centre d’intérêt et d’attrait. En continuant vers les docks c’est tout un espace qui a été rénové et c’est une bonne chose, car la Joliette avant, personne n’y mettait les pieds. Que ce soit des magasins qui aient étés construits et non pas des parcs ou de l’espace public pur : c’est dommage mais ça créera de l’emploi dans le tertiaire.

    Parlons maintenant de ce qui fâche : les activités payantes. Que feriez vous si personne ne prenait l’initiative d’organiser des événements ? C’est normal qu’une équipe qui monte un concert soit rémunérée ? Pareil pour la partie technique, les artistes etc…
    TOUTE ORGANISATION NÉCESSITE DES FONDS QUI S’OBTIENNENT SOIT PAR DES FINANCEMENTS PUBLICS/PRIVÉS, SOIT PAR LA VENTE DE PLACES, et vu le pari osé qu’a fait Believe je trouve normal de s’inquiéter (en bradant les places) quand tu vois que tu ne fait pas assez d’entrées, tu en aurai fait autant à leur place. Critiquer les Docks et les pauvres quadras qui vont au Marcel c’est vraiment casser du sucre pour rien, brasser du vent : laissez les gens s’amuser comme ils veulent et où ils veulent, ça sera un début de preuve de tolérance dont vous semblez tant manquer. Reveillez-vous les gars et sortez nous un papier qui apportera une critique constructive, montrez ce qui se fait de bien dans cette ville plutôt que de se réjouir du futur article en anglais qui fera fuir les touristes (faismoirire).

    Autre sujet qui te fâche : La Nuit Magazine.C’est pour moi un mine d’informations plutôt utiles, je ne vois pas l’intérêt de « rire » de ceux qui communiquent sur ce que propose ta ville (enfin les structures qui y sont présentes),ça participe à l’émergence « culturelle » de Marseille et on en a vraiment besoin. Je comprend tout a fait votre complexe par rapport à Marseille et cette opposition face à tout, on appelait ça des rageux à l’époque des skyblogs, vis ton revival mais explique moi ce que tu branle quand tu sors, ou est ce que tu t’informe etc, je suis curieux. Si l’agenda de La Nuit Magazine te fais vomir crée-en un ou n’y vas plus mais par pitié fais un truc plus utile que la critique de surface.

    En parlant de ca (faismoirire) vérifie tes sources et fonde tes raisonnements et demande toi pourquoi ils changent les panneaux de la L2.

    Bises

    • youpi

      Bon à l’école lorsque nous rédigions un commentaire composé notre prof nous disait « alors les enfants pour rédiger votre commentaire c’est comme lorsque vous mangez vous avaler l’information, vous la digérez, et vous nous pondez le plus beau caca en trois parties que vs puissiez donner! » toi t’as cru qu’avec un vieux kebab de l’étoile on faisait un bon argumentaire…bref je vais pas me fatiguer trop longtemps à répondre parceque ton point de vue est tellement pro euromed et toutes leurs conneries de re-dynamisation mes coui!!es me font tellement rire. Ce qu’il redynamise c’est leur petit comité d’investisseurs et de boites du btp, en virant des gens qui on reconstruit Marseille après guerre, je vois que tu aimes la lecture tu peux lire « La ville précaire :
      les « isolés » du centre ville de Marseille
      Ascaride G., & Condro S.,
      (2001). Paris : L’Harmattan, collection Logiques Sociales. »
      tu comprendras certainement le destin de personnes que Marseille à bien exploitées et maintenant qu’on en a plus besoin elle n’ont qu’a aller où elles veulent mais pas dans notre beau nouveau centre-ville, dans la vie y’a ceux qui arrivent en bateau croisière et ceux qui gênent, eux ils gênent…
      Pour parler des question de satisfaction, oui la médiocrité ambiante me fatigue, à la limite même je préfère patoche sur le vieux port, qu’une soirée foutage de gueule sur le j4, d’ailleurs (et j’en ai rêvé pour ce soir là) si le j4 avec le mucem, la villa et les terrasses du port pouvaient se détacher et couler en pleine mer je t’avouerais que je serais vraiment le plus heureux.
      En suite, question tolérance (Dans son sens le plus général, la tolérance, du latin tolerare (supporter), désigne la capacité à permettre et respecter ce que l’on désapprouve, c’est-à-dire ce que l’on devrait normalement refuser.) j’appelle ça du manque de positionnement, et tolérer quoi au juste que ces nazbrocks fassent des soirées bidons dans lesquelles les 2/3 de la ville ne peuvent pas rentrer ? en fait je jubile quand je vois ces glands proposer des places moins chères ou des places gratuites de peur qu’il n’y ait personne… mais encore il proposeraient ces tarifs dans des lieux privés je dis pas, mais là ce sont des lieux publics subventionnés… tu vas dans les autres villes tu trouves des lieux subventionnés qui proposent les mêmes choses bien moins chères et qui proposent un bien meilleur accueil franchement les docks ça craint comme lieu c’est bidon, ils nous prennent vraiment pour des bœufs…
      Bon ensuite pour les soirées à marseille je ne peux rien proposer car je t’avouerais que vu leur prix je préfère prendre un billet d’avion pour me rendre dans une capitale européenne… sisi je te trouve un billet d’avion pour une capitale européenne pour a peine quelques euros de plus que le believe…
      Bon pour la L2, si ils changent les panneaux c’est juste parceque j’en ai décidé ainsi, as-tu lu le petit historique de la L2 ? à dix ans près et franchement c’est pas une approximation injustifiée cela fera un siècle qu’elle est commencée, bizarrement en comparaison le tunnel prado-carénage, plus le ridicule bout payant on été vraiment vite réalisés… et en attendant marseille se paye un nouveau stade…
      Je connais ma ville ne t’en fait pas, et je ne me contente pas de regarder la bouche ouverte ces grandes « innovations » en me disant c’est super des magasins encore des magasins, mais les gens qui vivaient là, ils sont où ? les gens qui ne vont pas dans les centres commerciaux faute de moyens ils en disent quoi ? et t’essaies de me faire croire que ce genre de projets va arranger quelque chose pour ces gens ?! c’est une blague ?
      Bon sur ce un paragraphe de Lanuitmagavé me permet d’introduire directement le prochain sujet de MarseilleFMR et après le débat sera clos promis, voici l’objet du délit :
      « Toujours aussi irrespirables, chaudes et moites, nos sélections te compromettent et t’éclairent d’une vile lumière certains des recoins les plus sombres de Marseille pour te faire traverser la pénombre sur les rythmes de cette ville en perpétuel devenir. » Vous vous faites une Ricciotite aigue là… c’est mauvais..

      http://marseillefaismoirire.wordpress.com/2014/06/23/le-prix-nobel-de-la-paix-vient-detre-attribue-a-un-anonyme-de-45-ans-pour-cette-performance/

      Bon et la guitare sèche, la 8.6 vous m’avez bien démasqué oui je suis timothé… entre deux ragga je poste des pamphlets… vu que quand je joue à la caisse d’épargne vs m’ignorez, ciao le gratin.

      • Moi_non_plus_jaime_pas_quon_expulse_des_gens

        @youpi : dingue de tout mélanger à ce point là. T’es sûr d’être seultou dans ta tête ? Le bureau des pleurs c’est pas ici, ton problème avec la gestion urbaine de la ville c’est pas ici qu’il faut le régler !
        Tu passes pour un con à chercher des prétextes pour faire la pub de ton site.. Et je suis pas sûr que tu sortes gagnant d’un comparatif avec celui de La Nuit Magazine..
        En attendant, maintenant on attend ton historique précis de mp2013 et ton agenda anti-vomitif.

        • youpi

          Tas suivit la discussion ou tu postais un truc comme ça…

          non je suis pas tout seul dans ma tête, ma vie c’est pas moi et moi seul mon gros, dans ma tête ya tous ces gens qu’on prend pour des cons à qui on dit non désolé on peut pas donner pour les centres sociaux, pour les écoles, la culture, on peut pas rénover sans vous dégager, on peut pas faire un réseau de métro plus long pour désenclaver les quartiers, franchement t’es satisfait de ta ville alors prends ta carte ump, cautionne que l’autre gros porc file des thunes pour une émission de télé américaine… tu sais ce que tu fait avec 165000 euros dans un centre social ? vraiment si vs avez rien d’autre à dire allez donc poser votre cul dans un centre commercial vous prendre une glace et vous satisfaire de la dynamique urbaine et quand plus personne pourra se blairer dans cette ville grâce à l’égocentrisme de la classe aisée faudra pas venir pleurer… maintenant me comparer à qui à quoi ? je fais pas un inventaire des soirées chic genre bonbourgeoisbonbohème

          • Moi_non_plus_jaime_pas_quon_expulse_des_gens

            @youpi : C’est clair, ya que des soirées « chics » dans La Nuit Magazine, et toi tu es l’allégorie de la tolérance. Continue comme ça, tu n’es pas du tout une caricature. Merci d’être mon maître à penser, tu viens de m’apprendre la vie.

  5. youpi

    Non ya pas que ça en effet… ils font la promo des soirées euromed et après ils vont faire les malins dans les squats ils me font bien rire… niveau chépaoujsuischépakijsuis on fait pas mieux allé keep it real

      • alors alors nous mélanger ? c’est bien ça dont il est question ? oui c’est vrai que lorsqu’on te met des magasins à la place de familles entières, qu’on expulse, « qu’on nettoie » comme on peut l’entendre dire en parlant de populations… c’est donc ça se mélanger, en fait oui c’est se mélanger pour la forme mais dans le fond c’est allez vivre un peu plus loin on a du touriste à recevoir, voilà pourquoi marseille est la risée de la France… ils se passe que de la merde et on en est super fier, je vous souhaite de vous faire rapidement un avis sur la question si vs espérez voir vôtre ville évoluer, moi perso j’en ai marre de voir des magasins remplacer des familles, et de voir des gens qui se sentent mal dans cette ville par ce que tout est trop cher… allé on lève les bras bien haut pour une ville qui meurt..

  6. La TOUPIE

    Au final, et au delà de l’initiative ou de la qualité, le bilan, c’est une société en redressement judiciaire, 300 000 € de trou, une société de sécurité proche d’une maman politique qui a en a pris plein les poches, des fournisseurs floués pour 100 000 € qui ne verront jamais leur argent, et de l’argent public détourné. CQFD.

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