MARSATAC 2014 : LE REPORT DOUTEUX

C’est un retour triomphal que s’est payé Marsatac à la Friche Belle de Mai avec cette 16ème édition, qui a placé la barre à une hauteur impressionnante en révélant toute l’étendue du potentiel des lieux post mutation 2013.

 

Ce n’est pas la première fois que le festival occupait la Friche mais les profonds changements mis en place cette année ont dépassé toutes nos attentes.

Le changement le plus notable est l’apparition de la nouvelle scène « Red Bull Music Stage » et l’abandon de la salle Seita, à noter aussi l’utilisation du toit-terrasse jeudi et la création de la scène « des Planches » qui était en fait davantage une animation très réussie parmi toutes celles qui ponctuaient la circulation dans l’immense dédale tarabiscoté imaginé par Marsatac. Et c’était là l’un des plus gros succès de cette édition, elle regorgeait de coins et recoins, d’espaces et couloirs dans lesquels on se perdait avec joie et qui fluidifiaient la circulation des plus de 20 000 personnes qui se sont déplacés sur trois jours.

42 - Marsatac 2014 @ Friche Belle de Mai Aucun désagréable sentiment de masse, pas de queue ni d’attente aux différents bars ou aux toilettes, le parcours fonctionnait en tous points. D’autant qu’il était renforcé par une scénographie impressionnante, des décors et lumières unanimes, deux grandes « places » pour se reposer et se restaurer, ainsi que le bar du Waaw « au calme », histoire de faire une pause et une partie de retrogaming.

Pour en revenir à la grosse surprise du festival, l’espace Red Bull Music Stage autorise enfin un format club idéal qui permet de réinventer totalement les utilisations possibles de la Friche. Grand, sans que la jauge soit démesurée, aéré, l’acoustique y est beaucoup plus facile qu’au Cabaret Aléatoire. On espère que la Friche réussira à en faire un usage régulier pour diversifier et approfondir ses propositions, surtout que ce genre de nouveauté pourrait apporter une profonde dynamique à l’ensemble.

20 - Marsatac 2014 @ Friche Belle de Mai En ce qui nous concerne, on avait prévu un Marsatac studieux à prendre de jolies photos des têtes d’affiche, à bien écouter chaque concert, et faire de jolies interviews ; problème : en arrivant dans cet immense village taillé pour la débauche on a rapidement dû se rendre à l’évidence que cette édition serait un échec professionnel assez cuisant. Cette prophétie auto réalisatrice s’est notamment traduite par la surabondance de photos de bites relativement aux photos des différentes scènes dans la carte mémoire de l’appareil. On n’a pas mis les pires dans l’album, mais on vous laissera juger.

Ne cherchez donc pas ici de compte rendu des concerts, on en est absolument incapable, tout ce qu’on peut vous dire c’est que Gesaffelstein était vraiment à chier, Trentemoller cool, qu’Ewan Pearson est un type sympa, que le duo The Driver & Electric Rescue était ultra efficace, que Kenny Larkin n’aime pas la techno (interview à venir) et que les locaux se sont bien débrouillés : Kid Francescoli, Grant Lazlo et même Anticlimax a livré un set à la hauteur.

Pour résumer, le festival a proposé une édition spectaculairement aboutie dans un espace imposant et brillamment maitrisé, une affiche éclectique et originale ainsi qu’une constellation d’événements inauguraux qu’ils soient musicaux, un simple apéritif, une exposition, des conférences ainsi que des sessions professionnelles. Notre seul regret est que tout soit déjà désinstallé et on se demande comment ils réussiront à faire mieux l’année prochaine sans être au bord de la plage.

RETROUVE TOUTES NOS PHOTOS DU FESTIVAL PAR ICI

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