LE MIMI N’A PAS L’INTENTION D’ÊTRE MOMORT

 Le Mimi n’est pas momort, c’est écrit en gros et c’est assumé. Le festival en activité le plus ancien de Marseille ne s’organise plus sous le mistral et les gabians, au large et porté par la mer (au Frioul quoi), mais il n’a pas l’intention de s’arrêter pour autant. « On est passés d’une île à l’autre » sourit Julien Valnet de l’AMI, l’asso qui porte le festival. Parce que si le déménagement n’était pas voulu mais plutôt dû à une désaccord avec les institutions compétentes, la nécessité est visiblement mère d’invention. « On est dans un contexte général de raréfaction du financement public, qui sont des choix politiques. On est pas les seuls à le subir, c’est le cas aussi pour beaucoup de médias associatifs ».

(Pas besoin de gros travail d’investigation, de fact checking et de recoupage des sources pour ce qui est de cette affirmation, à la Nuit Magazine on est témoin).

L’année dernière, c’était donc un peu en dernière minute que le déplacement vers la Cité des arts de la rue s’était fait, avec des retours quand même assez satisfaits, et une organisation bien tenue et qui cette année s’enrichit d’un système de navettes du centre ville au site qui est le bienvenu. Mais le slogan, s’il est marrant est un peu provocateur et veut quand même dire des choses. Julien continue :

« On est devenus extrêmement fragile, mais l’idée c’est plus de faire rire que de se victimiser. Ca se veut impertinent, mais ça veut dire les choses : l’heure est grave »

Après 16 ans passés au Frioul, fini donc de regarder dans le rétroviseur, le festival va de l’avant. Et veut s’installer dans la durée dans cet îlot culturel souvent négligé qu’est la cité des arts de la rue. « C’est un lieu qui nous ressemble bien, les équipes qui y travaillent me font penser à celles de la Friche des débuts. Il y a aussi un potentiel extraordinaire en terme de scénographie qu’on commence de plus en plus à s’approprier. On a fait attention de travailler avec les résidents de la cité pour cette édition ».

Le Mimi, c’est d’abord et avant tout le festival de la découverte (et Mimi, le mec qui fait les kebabs en face du bureau est curieux quand il voit leurs affiches chelous, c’est quand même dire). Des affiches qui présentent fièrement une jambe de footeux découpée façon jambon de Parme à la rencontre entre musique psyché et percussions classiques, on sait qu’on en repart au pire perspicace, au mieux enrichi. Le mieux est donc d’y aller sans à priori mais on peut avoir une recommandation ? « Ce soir, aux Voûtes Virgo, Exile All Stars c’est quand même du lourd niveau hip hop. A la cité des arts de la rue, bien sûr La Colonie de Vacances, mais je t’invite aussi à découvrir Burnt Friedmann ».

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