IMPACT FESTIVAL : À LA RENCONTRE DES FESTIVALIERS

Le weekend dernier je suis allé passer la soirée à l’Impact Festival, tu sais ce festival issu de la collaboration entre Electrobotik, Rave et Psymind. Sur le papier ça pèse, même si je dois avouer qu’en vieillissant je deviens un peu aigri, et que je redoute un peu ce genre de soirée mastodonte (la trentaine qui approche ne pardonne pas). J’y perds toujours mes potes, et il faut tenter de les retrouver grâce a des textos du genre «on est devant le son à droite », trop de monde partout, d’attente, bref, c’est l’usine, ou alors c’est juste que j’en ai trop fait. Faut avouer aussi que je suis un peu « hater » dans l’âme et que dès qu’une masse aime quelque chose, je me sens obligé d’en penser le contraire, c’est l’esprit de contradiction qui me hante.

D’un autre coté, j’avais un a priori positif sur cette soirée qui annonçait le retour des soirées électroniques au parc Chanot, car à part l’Assom, il n’y a plus eu de réel événement de cette ampleur depuis les Dragon Ball en 2006, et j’étais curieux de voir ce que les organisateurs nous concoctaient dans ce « nouveau » spot.

Avec deux quilles dans l’aile, j’arrive sur place autour de minuit, et sur nos 6 heures de présence au sein du festival, on est allé à la rencontre de Julien, Alice et sa cousine, Océane, Nancy du 04, un type qui squattait l’urinoir, Emma de Nîmes, Seb le bénévole, Pepy ou encore des mecs de Toulouse, histoire de chopper leur ressenti à chaud et de donner un avis sur l’événement avec l’aide des principaux intéressés : le public.

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Impact Festival – © Raoul Photography
L’avis de Julien, Alice et la cousine

« La soirée est bien, il y a des frites et une bonne ambiance. Perso j’écoute du Rap US et je suis pas habitué à ce genre de soirée mais je me régale. Le seul point négatif, c’est les jetons, ça marche pour les boissons et pas pour la bouffe, c’est le bordel ».

L’avis du mec rencontré à l’urinoir

« Je viens de Dijon exprès pour l’événement. C’est top, il manque de rien, ici le son est adapté à tout type de personne. C’est une réussite » En revanche, le garçon n’a pas pu nous expliquer où et comment il comptait dormir.

Impact Festival - © Raoul Photography
Impact Festival – © Raoul Photography

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L’avis d’Océane et du mec au chapeau, venus de Montpelier et Aix

«On sort souvent dans ce type de soirée, c’est ce qui nous plaît. Le son trance est au top, la déco pareil. On est venu seul et on s’est rencontré ici, on n’a pas vu de relous pour le moment ». Océane a quand même tenu à ajouter que « À Marseille on se fait tout le temps piquer des trucs, faut que tu fasses quelque chose ».

L’avis de Nancy du 04

« On peut s’y retrouver sur toutes les scènes, moi c’est la scène hardcore qui me plaît le plus, j’ai vu Vandal c’était trop bien, tu l’as vu toi ? L’espace est top, on a de la place pour danser, il y a de quoi de quoi manger mais ça manque de poubelles. Mais pour résumer, faut que ça perdure »

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« Ça pue toujours la transpi devant le son »

(Un type rencontré devant les caissons)

Impact Festival - © Raoul Photography
Impact Festival – © Raoul Photography
L’avis des 3 Toulousains déguisés

« En comparaison, I Love Techno c’est moins bien, ici la déco fait la différence, par contre il y a trop d’attente et les jetons c’est un problème »

« Les soirées au parc Chanot c’est mieux qu’au Dock »

(Pépy)

L’avis de Seb, bénévole chez Plus Belle La Nuit (association de promotion de la santé en milieu festif)

« J’ai pas trop eu l’occasion de faire le tour de la soirée car je dois beaucoup rester derrière le stand, mais du peu que j’ai vu je trouve ça plutôt agréable, le public est cool et j’aime la déco Mad Max, ça change. C’est vraiment bien d’avoir tout cet espace. Concernant l’état des gens : c’est pas pire que ça… »

Impact Festival - © Raoul Photography
Impact Festival – © Raoul Photography
L’avis d’Emma 21 ans, originaire de Nîmes et étudiante à Montpellier

« C’est ma première fois à Marseille et je suis super contente. L’aménagement du lieu est bien mais ça manque de signalétique, la sécu est sympa. Tout le monde a le smile et semble dans une bonne vibe. Par contre j’aime pas le Funktion One, il y a des soundsystems comme Clear Sound, tu sais les Rouges et noirs ? C’est beaucoup mieux ».

L’avis de Jean, graphiste à Marseille

« Je comprends pas pourquoi il y a autant de gens déguisés. Yavait marqué nulle part que c’était une soirée déguisé. Tu crois qu’ils ont eu une réduc’ à l’entrée? »

On l’aura compris à part pour quelques détails, l’Impact Festival a conquis son public qui attend déjà la prochaine édition. En ce qui me concerne, je suis parti de l’Impact avec un avis très positif sur la soirée, et le parc Chanot fait clairement la différence. Niveau organisation, rien à redire : la gestion du public était fluide et les attentes étaient clairement moins longue que pour des événements similaires au Dock des Suds. Ça circulait bien entre les salles et une fois dehors il y avait de la place pour se poser, respirer et même chiller.

Du coté son, gros moment devant Perc dans la salle Electrobotik, ça raisonnait un peu dans la salle, mais un petit soundsystem de rappel placé en fond de salle faisait vraiment bien le taf, c’est d’ailleurs là que ça castagnait le plus. La scène trance, elle, développait un son précis et chaud, quand il y avait un drop, tu comprenais bien ce que prendre 100db de basse dans le front signifiait. En revanche, déception pour la salle Rave et son line-up Hardcore trop commercial à mon goût, mais cet avis n’était visiblement pas partagé du reste du public si on s’en fie à l’affluence.

Au delà de ces considérations techniques, on peut parler du « revival » de la tototte de cagole comme on en voyait il y a 10 ans au Bar Live, et du nombre croissant de personnes déguisées en licrones, Minion, dragon et j’en passe. L’Impact Festival se démarque nettement du reste des soirées du genre à Marseille, la localisation au Parc Chanot fait toute la différence et amène un vent de fraicheur à ce type d’événement qui fait un bien fou et qui commençait à être nécessaire. Le nombre de personnes venus de loin spécialement pour l’Impact, additionné à la fraicheur du lieu m’ont donné l’impression d’avoir fait la fête dans une autre ville. L’Impact Festival c’était un peu comme faire du tourisme dans sa propre ville, et finalement c’est pas ça le signe d’un événement réussi?

LES PHOTOS DE L’IMPACT – RAOUL PHOTOGRAPHY & SMARTPHONE

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